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Les tribulations de l’histoire et le métissage ont pétri une culture guadeloupéenne multiple, qu’il faut prendre le temps de découvrir pas à pas. Les ÃŽles de Guadeloupe vivent d’abord en musique. Les anciens vous parleront de quadrille avec ses bals et orchestres où l’on danse en cercle au son de la clarinette, du violon, de l’accordéon et du ti-bwa. De la biguine, aussi, et des grands titres qui font encore danser les Guadeloupéens (« La rue Zabym », « Adieu foulards, adieu madras », « Ami Roro », etc.) Le gwo-ka connaît un renouveau très fort, notamment chez les jeunes qui découvrent au moyen de ce tambour fait d’une peau de cabri tendue sur une pièce de bois, une grande partie de leur patrimoine. On peut en écouter dans les rues de Pointe-à -Pitre et de Basse-Terre et dans les lewoz, rassemblements réguliers de musiciens et de danseurs de ka. Quant à l’architecture créole, soumise aux contraintes climatiques, elle s’aborde en observant les singularités d’un habitat ouvert sur l’extérieur, les toits aux belles charpentes de bois, les balcons aux balustrades ouvragées et les cours intérieures ornées de fleurs en pots de terre cuite. Les mairies de Pointe-à -Pitre et de Basse-Terre (deux « Villes d’Art et d’Histoire ») organisent des visites guidées des quartiers anciens. L’artisanat guadeloupéen, original et riche en matériaux naturels (calebasses, noix de coco, bambou, feuilles de latanier ou de palmier, sable, graines, etc.) donne des idées de cadeau tout comme les grands titres des auteurs guadeloupéens, de Saint-John Perse à Gisèle Pineau en passant par Maryse Condé ou Ernest Pépin. Si vous avez la chance de connaître le carnaval dans les ÃŽles de Guadeloupe, vous vivrez en quelques jours un des moments les plus forts de la vie culturelle.
Dans les Îles de Guadeloupe, la magie du métissage et l’immense variété des épices ont donné naissance à un véritable génie culinaire. Pour tout apprendre sur le café bonifieur, le cacao ou la vanille, il faut se promener sur la Côte sous-le-vent et prendre le temps de la gourmandise en s’arrêtant aux musées, domaines et sites historiques qui leur sont dédiés. Autres cultures locales, le sucre et la banane se découvrent l’un en visitant les usines sucrières de Gardel en Grande-Terre ou de Grande-Anse à Marie-Galante, et l’autre en faisant une halte à la Maison de la Banane, entre Capesterre-Belle-Eau et Trois-Rivières.
Pour le reste, il vous faudra interroger les Guadeloupéens directement : les doudous du marché se feront un plaisir de vous expliquer les différences entre malangas, couscouches, madères et manioc, et vous initier aux subtilités des épices créoles : curcuma, safran, gingembre, cannelle, noix de muscade et bois d’inde. Vous y trouverez également un choix saisonnier de fruits exotiques et rares : mangues, ananas, goyaves ou maracudjas, bien sûr, mais aussi corossols, pommes-cannelles, malakas, quénettes, chadèques, barbadines ou sapotilles ! Pour une expérience gustative typique et délicieuse, il est recommandé de se garer en bord de route aux abords de Capesterre-Belle-Eau et acheter quelques kassav, délicieuses galettes de manioc chaudes fourrées à la confi- ture de coco. Enfin, pour connaître l’art et la manière de déguster ti-punch, planteur ou rhum vieux, les bars des hôtels permettent une dégustation exhaustive, tout comme les restaurants qui disposent en général de la majorité des marques de Guadeloupe. Dans les Îles de Guadeloupe, choisir un restaurant n’est pas chose facile, il y en a pour tous les goûts : de la roulotte à bokit au grand restaurant créole en passant par les adresses spécialisées en langoustes, en grillades ou en poissons… Largement de quoi changer de menu tous les soirs ! Dernier conseil, ne partez pas sans avoir goûté un blaff de poisson, un colombo de cabri ou une fricassée de lambis !
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